Le jeu du Tarot de Marseille
Jeudi, 11. janvier 2007, 13:58 Uhr
Abgelegt unter: sommaire, tarot

Le Tarot de Marseille est en fait un miroir de la personnalité, un reflet en 22 arcanes (les arcanes majeures). On peut le considérer ainsi comme un chemin initiatique car il nous apprend avant tout qui nous sommes, hors du temps. Les arcanes majeures sont au nombre de 22, chaque ayant un nom sauf la 13ème que l’on désigne comme « La carte sans nom ». Autre particularité, la carte « Le mat » n’a pas de numéro contrairement à toutes les autres.

Un trait caractéristique du Tarot de Marseille est le graphisme particulier des cartes. En les regardant, on remarque de suite qu’il s’agit d’un graphisme archaïque datant de la fin du 14ème siècle. Les contours sont assez flous, les couleurs sont éclatantes, voire criardes. Un autre trait encore plus marquant est le symbolisme des couleurs. Pour les interpréter, il ne faut oublier que les Tarots sont en fait un guide pratique de la vie. Par conséquent, le symbolisme des couleurs est tiré de l’observation de la nature.

Bien souvent, on considère les sept couleurs du Tarot de Marseille comme étant les couleurs de l’arc-en-ciel. Mais ceci est une erreur ! En effet, en partant des trois couleurs primaires, on peut composer facilement les trois couleurs secondaires. La septième couleur n’est rien d’autre que la couleur de la chair humaine. Ce qui nous confirme que le Tarot se rapporte à la vie de l’être humain.

Voici les sept couleurs présentées succintement

Le rouge

Cette couleur chaude fait penser au feu mais avant tout au sang, porteur de vie tant qu’il reste dans le corps humain. Lorsqu’il coule par une blessure, il passe au brun puis au noir et se refroidit. Le rouge du Tarot est donc le symbole de l »intérieur et de l’activité.

Le bleu

C’est le couleur du ciel, des océans et nous fait prendre conscience de la profondeur. L’eau, tout comme l’air, n’a pas de couleur propre et elle est obtenue par l’accumulation de nombreux reflets extérieurs à l’homme. C’est pourquoi, cette couleur du Tarot s’oppose au rouge et par conséquent, le bleu est le symbole de la passivité, de l’impersonnel.

Le noir

Couleur du mal par excellence, elle est dans le Tarot le symbole de l’inconscient à transformer. En effet, qui ose aller dans le monde obscur y trouvera moultes richesses cachées. Cette couleur n’apparaît que dans trois cartes du Tarot de Marseille et indique le parcours déjà fait dans un environnement éclatant.

Le jaune

Le jaune nous reporte immédiatement à l’or, couleur du soleil, du miel ou de certaines fleurs. Ainsi, cette couleur symbolise la maturité liée à un travail (l’homme polit l’or, le soleil fait mûrir les fruits). Il y a donc également l’idée de métamorphose pour rendre quelque chose utile à l’homme. C’est aussi la couleur du divin et de la lumière de l’esprit.

Le blanc

Cette couleur est bien sûr celle du fond de 19 des 22 grandes arcances du Tarot de Marseille. Le blanc n’est rien d’autre que le symbole de la neige et du lys, donc de la pureté. C’est aussi la couleur du papier vierge sur lequel on peut rédiger quelque chose. Le blanc est aussi associé à la délicatesse.

Le vert

Cette couleur est peu usité dans les Tarots de Marseille et est le symbole de la vie qui s’économise sans subir le cours des saisons. En effet, le vert du Tarot est somble comme celui des connifères. Il n’a donc rien à voir avec le vert tendre des jeunes pousses. Petit détail : Le visage du personnage sur la carte « Roue de la Fortune » est vert…

La couleur chair

Cette couleur est la grande originalité du Tarot de Marseille et ne se retrouve dans aucune autre version des Tarots. C’est la couleur de la peau des personnages des grandes arcanes et de quelques objets (par exemple : la table devant le Bateleur ou la Tour de la Maison-Dieu). La couleur chair est donc le symbole de la vie et de la matière.

Notons ici que les couleurs du Tarot de Marseille se sont pas fixées, certaines peuvent varier selon le jeu utilisé. Par exemple, on trouve parfois la couleur orange (symbole du mental concret). Peu à peu, la couleur verte a eu tendance à disparaître et bien souvent, on ne retrouve que cinq couleurs et non sept dans dans les versions plus anciennes.

Ce qui est aussi intéressant à savoir, c’est que non seulement les couleurs des Tarots peuvent changer mais aussi que certaines cartes peuvent comporter des fautes dans les versions françaises : par exemple, on peut lire « Hermite » au lieu d’ »Ermite » ou bien l’article manque dans « Roue de Fortune » au lieu de « Roue de la Fortune ».

Les arcanes mineures, quant à elles, sont au nombre de 56. Elles se divisent en 40 cartes numérales auquelles s’ajoutent 16 figures (roi, dame, cavalier et valet). Il est intéressant de noter ici la ressemblance avec le jeu d’échecs.

Tout d’abord, les arcanes mineures étaient divisées en quatre couleurs : Bâton, coupe, épée et denier. C’est seulement plus tard que ces couleurs ont été remplacées par les couleurs modernes, à savoir : Carreau, Cœur, Pique et Trèfle.

N’oublions pas ici de mentionner le système de correspondance existant :

Le Bâton est le fleu

La Coupe est l’eau

L’Epée est l’air

Le Dernier est la Terre

Nous espérons vous avoir donné ici un bref aperçu sur le Tarot de Marseille qui est très utilisé comme jeu de cartes divinatoires et surtout sur le symbolisme très fort que le Tarot de Marseille porte en lui.



Le Tarot de Marseille – Un peu d’histoire
Jeudi, 11. janvier 2007, 13:57 Uhr
Abgelegt unter: sommaire

Qui s’intéresse à l’origine des cartes (quelles soient à jouer ou à des fins divinatoires) va très vite constater que personne ne peut dire avec précision où elles sont nées. De nombreuses théories se font concurrence et s’opposent. En recoupant ces différentes théories, on peut constater que déjà dans l’Antiquité, on connaissait certaines formes de cartes. Les cartes à jouer ont très probablement vu le jour dans la Chine Ancienne. Celles-ci ont été introduites en Europe par les Arabes, ce qui est confirmé par l’une des dénominations, à savoir « Naibi ». Ce mot arabe signifie « carte à jouer » que l’on retrouve par exemple en espagnol sous la forme de « naipe ». Parallèlement à ce terme, on trouve notamment dans les édits du Moyen-Age les mots « mappas », foliis », paginas », « cartas », « quartes » ou encore « briefe ». Ces édits voyaient les cartes comme le « jeu du diable » et les interdisaient jusqu’à ce que la noblesse s’y intéresse. C’est à partir de ce moment-là que les cartes à jouer sont devenues un jeu convenable.

En remontant vers l’origine des cartes divinatoires, nous faisons un autre voyage. Tout d’abord, nous allons en Egypte Ancienne où l’on trouve des traces du Tarot Egyptien ou Livre de Thot. En Grèce, elles ont été importées par les Gitans, peuple originaire du Punjab (une région s’étendant sur le nord-ouest de l’Inde et l’est du Pakistan). Par conséquent, on peut supposer que les cartes à but divinatoire sont nées en Inde. Même si Cicéron, dans ses « Dialogues Pythiques », fait allusion aux cartes divinatoires, il faut attendre le 18ème siècle pour que le terme de « cartomancie » fasse son apparition, juste avant celle du Tarot de Marseille.

En Europe, les plus anciennes traces des Tarots remontent au 15ème siècle avec les Tarots enluminés de Visconti ou de Charles IV. Plus tard apparaissent les Tarots de Jean Noblet (vers 1650), de Jean Dodal (vers 1701) et finalement les Tarots de Nicolas Conver (1760). Ces derniers sont appelés aujourd’hui « Tarots de Marseille » car il les a conçus dans son atelier de Marseille.

De nos jours, le Tarot de Marseille est très répandu, principalement dans le monde latin. Mais afin d’être le plus complet possible, il faut également évoquer les cartes de Mme Lenormand (une cartomancienne qui a connu une grande renommée sous la révolution française) ou bien les cartes Kipper qui tirent leur nom de la voyante, Mme Susanne Kipper, qui les a créées vers 1873. Et enfin , évoquons ici les cartes de Skat qui sont en fait des cartes françaises (avec le cœur, le carreau, le pique, et le trèfle) ou bien les cartes des Anges qui sont utilisées pour recevoir des messages des anges.